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La procrastination dans sa carrière: 4 astuces

La procrastination est un sujet qui me parle énormément, étant moi-même une fervente adepte ! J’ai également pu constater qu’il s’agissait d’une problématique assez commune pour la majorité des personnes que j’accompagne. 

On a tendance à repousser les choses ou à se trouver des excuses.

Qui n’a jamais vécu cette situation lève le doigt : “Je sais que je dois envoyer ce courrier avant vendredi. Nous sommes lundi, donc j’ai largement le temps de le faire plus tard et surtout que cela ne me prendra que 3 minutes”. Le fameux “plus tard”, vous aussi vous le connaissez ? 🙂

Alors sur le court terme, on se sent léger, serein et débarrassé d’un poids. 

Et sur le long terme, ce n’est pas la même histoire : arrive l’échéance, on est au pied du mur, on se dépêche, on se stress, on est de mauvais poil et on augmente les chances d’oublier des informations importantes en réalisant cette tâche dans la précipitation. Bref, vous voyez le tableau ?
Donc la problématique qui se pose est : comment gérer ma tendance à procrastiner ? Comment éviter que ce comportement nuise à ma productivité

Mon approche de coach sur la question

À savoir, en coaching, les étapes pour changer un comportement sont les suivantes :

  1. Prise de conscience du comportement
  2. Comprendre l’origine de ce comportement
  3. Mise en place d’un plan d’action en accord avec notre énergie

La procrastination n’est pas juste de la paresse ; c’est plus profond et plus complexe.  En effet, la procrastination est très souvent la conséquence d’un évitement émotionnel.

En séance de coaching, je vais travailler avec vous cette problématique sous 3 angles (vous pouvez réaliser l’exercice par vous-même également, c’est même conseillé 😉)

  • L’angle émotionnel : ici, il est important de se questionner sur les émotions mobilisées à l’instant T et qu’on cherche à éviter. On peut se demander quel besoin n’est pas satisfait à cet instant. Par exemple, on peut procrastiner pour éviter de sortir de sa zone de confort.
  • L’angle mental : ici, il est important de s’interroger sur nos croyances et nos filtres de perception qui nous viennent de notre éducation, de notre culture. Ainsi je vous propose de faire la liste des bénéfices et inconvénients à procrastiner selon vous dans cette situation. Qu’est ce que vous avez à y gagner en ayant ce comportement ? Qu’est ce que vous avez à perdre ? Faire cette liste par écrit (à la main plutôt qu’à l’ordinateur si possible) va permettre à votre cerveau de prendre conscience de ce comportement.
  • L’angle physique : ici, on évoque la possibilité de prendre conscience de ces comportements physiques comme ne pas dormir assez ou avoir une mauvaise alimentation. Vous ne serez sûrement pas surpris de savoir qu’une bonne hygiène de vie permet de limiter la procrastination. 

À ce stade nous avons donc réalisé l’étape 1) prise de conscience et l’étape 2) comprendre l’origine.

Passons maintenant à l’étape 3 : mise en place d’un plan d’action

Mes astuces

Grâce à quelques astuces que je mets en place dans mes séances de coaching, il est possible de dompter cette procrastination et d’éviter qu’elle n’ait de conséquences sur notre productivité.

La procrastination touche tous les domaines de notre vie, mais j’aborderai ici principalement le domaine professionnel. Ici, je m’adresse essentiellement aux entrepreneurs et aux salariés pour qui l’efficacité est clé. 

Astuce 1 : Avoir une bonne hygiène de vie

Classique ! vous me direz ! Oui, mais tellement essentiel et indispensable 🙂 Donc un petit rappel ne fait de mal, surtout dans notre monde d’aujourd’hui à 2000 à l’heure et où nous n’avons plus de temps pour rien.

Donc s’assurer d’un bon sommeil réparateur, d’une bonne alimentation, faire du sport régulièrement pour ne pas être en pilotage automatique et avoir conscience de ses émotions.

Astuce 2 : Muscler sa volonté

Qui n’a jamais été tenté de se vautrer dans le canapé au lieu de se mettre à rédiger cette présentation que vous devez rendre dans 2 jours. 

Le cerveau n’aime pas le vide, donc de se dire “ ne te vautre pas dans le canapé” ne fonctionnera pas.  Il est préférable de se dire “je prends 2h pour rédiger cette présentation et à 18h je pourrai me détendre dans le canapé”. Oui oui, vous devez négocier avec votre cerveau ! Vous avez bien lu ! 

La matrice d'Eisenhower
 source : asana.com

Astuce 3 : Clarifier ses objectifs et être réaliste sur la quantité de tâches à effectuer en une journée

La fameuse To Do à rallonge ça vous parle ?  Cette liste dans laquelle on se dit qu’il faut cocher toutes les cases en fin de journée, mais sans tenir compte du temps réel que l’on a et de l’importance de chaque action.

Résultat : on n’avance pas, les actions s’accumulent, on se sent débordé et perdu.

Il est donc important de savoir se fixer des tâches prioritaires et être conscient de ce qui peut attendre. Pour cela, vous pouvez vous aider d’un outil : la matrice d’Eisenhower 

Astuce 4 :  se connaître et identifier nos distractions potentielles

La connaissance de soi est la clé. Elle facilite l’identification des réels besoins derrière les tentations que l’on peut avoir.

Notamment, il est important de savoir distinguer un manque d’énergie de la procrastination. Pour cela, se connaître est un atout non négligeable.  

Être capable de comprendre comment notre corps et notre mental fonctionnent pour pouvoir agir en adéquation avec soi et dans le respect de son énergie.

À ce propos, si vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement de votre énergie, je vous invite à vous renseigner sur le Design Humain. C’est un outil de connaissance de soi axé sur l’énergie qui a révolutionné ma connaissance de moi et mon approche en tant que coach. J’utilise cet outil dans mes coachings et il fera sûrement l’objet d’un article très prochainement.

La connaissance de soi passe par l’écoute de nos besoins : de quoi ai-je besoin pour être efficace, quand suis-je le plus productif, travail solo ou en équipe ? Toutes ces questions vont vous permettre d’identifier et de prendre conscience de votre mode d’emploi. 

Personnellement, j’ai conscience que je dois privilégier des tâches qui ne nécessitent pas une forte concentration entre 14h-16h et le soir. Je suis plus productive en solo, j’ai besoin d’un environnement calme et je favorise un espace de travail épuré pour éviter les distractions. 

J’applique moi-même ces astuces et je les propose en accompagnement à mes coachés. Utilisées de façon régulière, elles s’avèrent particulièrement efficaces et favorisent grandement la productivité de chacun. La régularité est la clé !

Avant de terminer une information non négligeable : parfois la procrastination a du bon 🙂 et oui ! On se sent moins coupable d’un coup ? N’est-ce pas ?! 

En effet, de temps en temps, lorsque l’on manque d’énergie, que l’on a besoin de décompresser, il est préférable de repousser la tâche que l’on a à effectuer. Sans culpabiliser ! Votre santé mentale vous remerciera 🙂

Tout est une question de juste mesure et d’équilibre.

Si vous avez d’autres astuces pour gérer la procrastination, n’hésitez pas à m’en faire part !

A très vite!

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