« Je ne supporte plus mon travail! Je le quitte! », « Je ne m’entends pas avec mon manager, je ne peux plus rester dans cette situation. Je vais quitter mon emploi! ».
Ce sont souvent les raisons premières pour lesquelles on décide de quitter son emploi.
En effet, on peut adorer ses missions, ses collègues et être satisfait.e de son salaire… et pourtant ressentir un décalage grandissant entre ses missions et son environnement.
Ainsi aimer son job à l’instant T ne veut pas dire qu’il est fait pour nous toute notre vie. Le départ n’est pas un échec, c’est le signe d’une évolution personnelle.
Pourquoi on finit par quitter un métier qu’on a adoré ?
Dans cette partie nous allons aborder le piège de la zone de confort dorée : quand tout va bien sur le papier, mais plus à l’intérieur.
1. L’évolution des besoins personnels avec le temps
Ce qui nous passionnait à 25 ans ne répond plus forcément à nos aspirations à 30 ou 35 ans. Notre vie de famille évolue, notre quête de sens n’est plus la même et souvent notre rythme de vie est différent.
C’est pourquoi il est important de faire la différence entre aimer ce qu’on fait et être aligné avec ce qu’on vit. Si on aime ce qu’on fait mais dans un environnement qui ne nous convient pas ou un manager toxique ou encore une culture d’entreprise avec laquelle vous n’êtes plus en phase.
Avec le temps vos besoins évoluent et en être conscient est très important pour agir en conséquence et au mieux pour soi.
2. Le plafond de verre émotionnel et la routine
Avez-vous déjà constater que lorsque nous sommes dans une maitrise parfaite de nos tâches, cela procure nous procure du confort et ce sentiment d’être dans sa zone de confort. A contrario, cela a un effet plus pervers: le manque de stimulation et le sentiment d’apprentissage.
Sur le long terme ce sentiment de confort et cette routine peut ne plus suffire pour assurer votre épanouissement professionnel et personnel.
Le risque premier est cette sensation d’avoir « fait le tour » et l’apparition d’un épuisement (un bore-out discret).
3. Le décalage progressif des valeurs
Ensuite une autre raison qui peut nous amener à quitter un métier qu’on adore peut être les évolutions internes au sein de l’entreprise (comme une restructuration, une nouvelle direction et la fixation de nouveaux objectifs) ou notre propre évolution. Cela peut provoquer un décalage entre nos valeurs et celles de l’entreprise.
Quand les décisions stratégiques de l’entreprise ne résonnent plus avec nos convictions profondes, le décalage se creuse.
4. Le syndrome du « pourquoi je me plains ? «
Enfin, parfois un sentiment plus subtil peut s’installer: la culpabilité.
La culpabilité d’envisager de partir alors que « tout va bien » mais seulement en apparence. En effet cela peut venir de l’entourage qui ne comprend pas votre décision parce qu’ils n’ont pas conscience de votre mal-être (qui n’est pas toujours visible).
C’est pourquoi la clé est de déconstruire le biais d’engagement suivant: ce n’est pas parce qu’on a investi 7 ans de notre vie dans un métier ,qu’on doit y passer les 7 prochaines années.

Comment savoir s’il est temps de tourner la page et passer à l’action ?
Il est important de comprendre qu’un départ réussi se prépare en faisant le point sur soi, sans tout envoyer valser sur un coup de tête.
1. Écouter les signaux faibles d’alignement
En premier lieu , écouter les signaux qui prouvent votre manque d’alignement est primordial.
Par exemple la perte d’enthousiasme du retour au travail le dimanche soir, le manque d’énergie au quotidien et l’envie constante d’ailleurs.
Ces signaux peuvent être faibles donc parfois difficile à prendre en compte ou même à écouter. C’est pourquoi la solution est de prendre le temps de cette prise de recul de votre situation (seul ou accompagner).
2. Faire le bilan de ce que ces 7 ans vous ont apporté
Ensuite vous pouvez prendre le temps pour faire le bilan de votre vie professionnelle et capitaliser sur votre expérience. Vous pouvez lister les compétences acquises, vos réussites et ce qui a fonctionné. Prenez le temps de vous rappeler de situation vécue et des faits précis.
Afin d’assurer la pérennité d’un changement, il est important de quitter son emploi par choix et non par fuite, tout en gardant de la gratitude pour le chemin parcouru.
3. Clarifier ton besoin pour la suite
Ensuite, une fois que vous avez pris conscience de votre mal-être et fait le bilan de votre situation, il est important de clarifier votre besoin pour la suite.
Ainsi vous pouvez faire ce tri dans le cadre d’un bilan de compétences. Celui-ci vous permettra de répondre à de nombreuses questions:
- Avez-vous besoin d’un nouveau défi (évolution en interne ou faire une formation) ?
- D’un nouvel environnement (et changer d’employeur) ?
- Ou d’un vrai virage (envisager une reconversion professionnelle) ?
4. Construire ton plan de transition en sécurité
Enfin, à l’issue d’un accompagnement dans le cadre d’un bilan de compétences et après avoir clarifier vos besoins , vous pourrez poser un plan d’action et identifier la prochaine étape.
Vous allez pouvoir poser un diagnostic clair avant de quitter votre emploi pour ne pas reproduire les mêmes schémas ailleurs.
👉En conclusion, quitter un métier qu’on a aimé, c’est honorer la personnes que vous êtes devenue aujourd’hui. Ce n’est pas nier le passé, c’est choisir votre avenir.
Maintenant c’est à vous de jouer: Avez-vous déjà eu l’impression de devoir quitter une situation idéale sur le papier?
« Vous sentez que vous avez fait le tour de votre poste actuel mais vous n’osez pas passer le cap ?«
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